Travailleuse après rénovation extérieur

Tuto : la travailleuse de Tante Marie

Souvent, lorsqu’on chine et qu’on trouve de jolis meubles qui nous inspirent et dont on imagine la prochaine vie, sauf exception lorsqu’ils sont un peu anciens, ils ne sont pas dans un état d’utilisation immédiate. Il faut les faire sécher, les traiter, les nettoyer et/ou les préparer avant de se lancer dans le travail de relooking proprement dit. C’est d’ailleurs souvent l’étape la plus longue, la plus ingrate et la plus fastidieuse. Mais elle est indispensable! Un meuble qui aura été mal préparé vous réservera la plupart du temps de mauvaise surprise et même si nous adorons faire et refaire des DIY, il faut bien l’avouer, on aime bien changer et passer à un autre sujet alors autant prendre le temps dès le départ pour ne pas avoir à refaire ensuite !

Matériel nécessaire:

  • Colle à bois
  • Produit pour traiter le bois (Xylophène)
  • Eau savonneuse, grosse éponge et chiffon pour le nettoyage
  • Soude caustique et nécessaire de protection (vêtements couvrants ou combinaison, gants, masque) pour le décapage
  • Détachant Eclaircissant « Panamax » de Libéron
  • Papier de verre de différents grains (60, 150, 240)
  • Peinture Colours Castorama, teinte Satin gris Flanelle
  • Peinture Libéron Design Touch, teinte Taupe
  • Peinture Tollens, teinte pourpre
  • Peinture Luxens Envie, teinte Seychelles
  • Vernis incolore mat Luxens
  • Différents pinceaux plats (40, 30, 18, 6)

Etape 1 : le séchage

Dans ce cas précis, la travailleuse avait séjourné longuement dans un grenier humide et il était nécessaire de la faire sécher avant de commencer à la toucher. Pas de séchage au coin du feu ou près d’un radiateur surtout! Cela conduirait à des déformations du bois, voire même des dégradations irréparables. Lorsqu’on fait sécher un meuble, il faut choisir un endroit sec et bien ventilé, à la température stable. J’ai donc choisi de l’installer une semaine dans un bureau avant d’attaquer le travail.

Etape 2 : Les réparations et le traitement

La travailleuse, du fait de l’humidité dans laquelle elle avait séjourné durant quelques temps, avait plusieurs de ses éléments qui se décollaient. Elle avait également subi les assauts des insectes xylophages.

Après avoir recollé à la colle à bois les différents éléments qui se désolidarisaient, j’ai donc traité au Xylophène (2 couches) et une nouvelle fois laissé sécher.

Etape 3 : le nettoyage, le décapage et le ponçage

Après un bon nettoyage à l’eau savonneuse (on peut aussi utiliser du savon noir, de l’eau vinaigrée, de l’eau avec un peu de javel, du citron et du bicarbonate de soude dilués; les techniques sont nombreuses), j’ai commencé le décapage chimique avec de la soude caustique. Attention! Cette étape est dangereuse car la soude est un produit hautement corrosif qui demande une manipulation soigneuse. Il faut dans tous les cas porter des vêtements couvrants, des chaussures fermées, des gants, un masque de protection et travailler dehors. Il faut absolument éloigner enfants et animaux domestiques et travailler rapidement car d’une part, les émanations sont toxiques et d’autre part la soude attaque les couches superficielles du meuble, mais elle peut continuer son travail sur les couches plus profondes du bois et compromettre votre résultat final.

Une fois le décapage terminé, j’ai passé une couche de Détachant/Eclaircissant puis j’ai commencé le travail de ponçage manuel sur les endroits sur lesquels la soude n’avait pas totalement effacé les différents couches de vernis et de cire.

J’ai utilisé pour ce faire des feuilles de papier de verre, de grains différents, à fixer sur un sabot.

Note : le papier de verre est un produit de la famille des abrasifs. Il est classé en fonction de la taille de ses grains. Le gros grain (60, 40 et moins) permet d’enlever rapidement de la matière mais doit être utilisé avec précaution car il peut rayer les surfaces. Le grain moyen (150,180) est à usage intermédiaire. Le grain fin (220, 240) s’utilise en finition.

Etape 4 : L’application de la peinture

Avec un pinceau plat, j’ai passé 2 couches de peinture gris flanelle. Les compartiments intérieurs ont, eux, reçu de la peinture taupe, turquoise et prune.

Etape 5 : La patine

Pour vieillir volontairement certaines parties de la travailleuse et lui donner un aspect patiné et usé, j’ai reponcé certains endroits (arêtes, angles, ..) et utilisé la technique du « jus » sur les aplats. Pour réaliser un jus, il faut diluer une peinture avec de l’eau ou du White Spirit, à proportion d’1/3 environ, ce qui donne une peinture très liquide à appliquer au pinceau dans les endroits que l’on souhaite foncer. Dans le cadre de ce travail, j’ai ré utilisé la peinture taupe d’un des compartiments intérieur pour « salir » l’extérieur.

Une autre technique aurait consisté à utiliser la peinture « à l’essuyé » : déposer grossièrement de la peinture sur les parties à patiner puis essuyer rapidement avec un chiffon doux.

Etape 6 : La protection

La travailleuse a été recouverte de deux couches de vernis incolore mat pour la protéger. On peut aussi utiliser de la cire (incolore ou à effet si on veut donner un style différent) ou une simple huile nourrissante pour le bois.



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