Table de chevet après rénovation – 5

Tuto : la table de chevet patinée à la bougie

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Matériel:

  • Peinture Libéron Design Touch Mat Velouté, teinte Taupe
  • Peinture Libéron Design Touch Mat Velouté, teinte Toile de Lin
  • Vernis incolore mat, Luxens
  • Feuilles de papier de verre 160 et 240
  • Pinceaux plats : 40, 18 et 6

Etape 1 : l’égrenage

Lorsque le meuble à travailler ne nécessite pas un décapage complet avec une mise à nu du bois, et plus globalement lorsque vous savez que vous allez recouvrir de peinture et que vous n’avez pas besoin de découvrir le bois pour le rendre visible dans la finition que vous souhaitez, un simple égrenage après le nettoyage du meuble est suffisant. Il permet une bonne adhérence de la peinture d’apprêt (ou la peinture directe lorsque la surface le permet). Dans le cas de ce projet, la table de chevet, bien qu’en très bon état, présentait une peinture sombre recouverte de plusieurs couches de vernis. Un travail minutieux d’égrenage était nécessaire pour appliquer la peinture la plus foncée.

Etape 2 : la peinture du dessous

Une fois le bois égrené, j’ai recouvert la totalité de la table de chevet de deux couches de peinture teinte « taupe ». La particularité de la patine à la bougie est en effet de faire apparaitre des pans assez importants de la première couleur appliquée sous le meuble. Si on veut que l’effet rendu soit assez impactant, il faut donc choisir deux couleurs fortes opposées. Dans mon cas, j’ai choisi une teinte taupe pour le dessous et une teinte lin pour le dessus mais j’aurai pu faire l’inverse, l’essentiel est que les deux couleurs choisies soient suffisamment différentes pour que la patine soit plus « spectaculaire ».

Etape 3 : L’application de cire avec la bougie

Une fois la peinture du dessous sèche, il faut utiliser une bougie (dans mon cas, j’ai utilisé une petite bougie chauffe plat mais n’importe quelle bougie convient) et frotter les parties que l’on souhaite rendre visibles une fois la seconde couche passée. Ici, je voulais que la patine du meuble lui donne un côté très vieilli par le temps, j’ai donc passé quasi uniformément la bougie sur la table de chevet en insistant sur les arêtes, les angles, les volutes sur la porte, les boutons, … Mais on peut tout à fait se contenter de n’insister que sur certains angles et certaines arêtes lorsque l’on souhaite un rendu plus discret et moins « used ».
Une fois la bougie appliquée partout, on passe un chiffon sec pour essuyer le surplus et on passe à l’application de la seconde couche.

Etape 3 : la peinture du dessus

C’est celle qui sera visible une fois le meuble terminé. Afin que la peinture se détache encore plus facilement lors des finitions et découvre des zones plus importantes pour le rendu que j’imaginais, j’ai décidé de passer trois couches de teinte « lin » pour former une épaisseur assez conséquente.

Etape 4 : la révélation de la patine

Une fois sec, le meuble est uniformément de la couleur qu’on a choisi en dernière couche. C’est là que le travail de patine commence et donne du caractère et du relief à son projet.
Dans ce cas précis, j’ai utilisé une feuille de papier de verre de finition (grain 240) pour « gratter » les angles, les arêtes, mais aussi les aplats et façonner ainsi, au fur et à mesure, l’effet usé que je voulais lui donner. C’est là que toute la magie de la patine à la bougie opère : en insistant sur les zones recouvertes par la cire dela bougie, on découvre la peinture du dessus pour faire apparaitre celle du dessous, tout simplement car la peinture qui a été appliquée sur la bougie glisse et n’adhère pas. Cela donne une finition très particulière, très différente de ce qu’on peut trouver en faisant une patine à l’essuyé, chaulée, au jus ou poncée. Attention toutefois à ne pas s’acharner de façon dynamique tout de suite, partout et de façon uniforme: une patine réussie est une patine irrégulière, qui laisse deviner l’usure du temps (même si celle-ci est feinte…). Il ne faut pas hésiter à commencer doucement, prendre du recul, revenir sur un endroit, reculer de nouveau, retoucher un autre endroit. C’est ainsi que chaque meuble devient unique et chaque création hand made un vrai plaisir : car lorsqu’on les regarde une fois installés dans leur nouvelle vie, on se rappelle le travail qu’il y a eu depuis l’imagination du rendu jusqu’à la réalisation finale, on se rappelle le temps passé sur telle ou telle étape, sur le ponçage de cette partie plutôt que sur celle-là ou sur le rattrapage d’une petite erreur.

Etape 5 : la protection

En finition enfin, j’ai appliqué deux couches de vernis mat incolore.

Et voilà, c’en est fait de la fameuse patine à la bougie qui paraissait si inquiétante, finalement ce n’est pas si compliqué, non?



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