Bureau d’écolier après rénovation – 1

Le pupitre d’écolier relooké

Alors celui-ci, c’est comme dirait ma copine de Maille Podcast, mon projet boulet!
Acheté il y a 4 ans (si, si), il a longtemps traîné sa patine ébène reflet acajou dans notre salon, puis dans une salle de jeux. Il prenait toute la place, il prenait la poussière, mes enfants y camouflaient – les petits affreux- leur bazar vite fait dès qu’on leur disait de ranger, bref ce pupitre d’écolier il fallait vraiment que je m’y attaque pour lui redonner un peu de pep’s!

En presque 4 ans, me direz-vous, j’avais eu le temps de réfléchir à ce que j’allais en faire et comment j’allais le relooker. Ce qui est sûr, c’est que la patine ultra-foncée, sur un meuble assez grand de surcroît, à part peut-être si on vit dans une gentilhommière, c’est vite imposant. Et comme on ne vit pas dans une gentilhommière (non, non, je vous assure), il fallait le relooker bien vite.

Après quelques menus travaux de restauration (reboucher quelques endroits à la pâte à bois, traiter au xylophène, changer les charnières), j’ai pu m’attaquer à la partie relooking à proprement parler. Comme pour quasiment toutes les transformations de meubles, un ponçage et un décapage minutieux ont donc été les premières étapes. Cela m’a pris un certain temps car le meuble avait connu des strates quasi géologiques de vernis, de lasures, de patines diverses et variées. Franchement, ce pupitre d’écolier c’était un peu la preuve du crétacé de la déco d’intérieure! Bref ce travail-ci a duré un petit moment, jusqu’à ce qu’un jour, youhou, le pupitre découvre sa couleur originelle……bois!
Après ca, c’est allé -très- plutôt vite. Une lasure chêne doré pour les parties que je souhaitais conserver dans leur couleur d’origine, quelques parties à la peinture mate noire, quelques pochoirs dans les tons crème pour rehausser le tout et lui donner un côté plus moderne et c’en était fait du pupitre d’écolier!

Sincèrement, il me rappelle les années d’écolières en uniforme, l’odeur de la craie, le bruit de la grande règle jaune que le professeur d’Histoire/Géographie abattait sur le tableau pour faire cesser les jacasseries, l’odeur du savon accroché comme une patère au dessus des lavabos des toilettes et sur lequel on frottait nos mains pour faire partir la colle des hélicoptères végétaux dans la cour, les prénoms des copines – et parfois d’un amoureux –  gravés sur le dessous des pupitres. Il me rappelle aussi que tout passe et que la vie suit sa cours effrénée mais qu’avec un peu de temps, d’imagination et d’huile de coude, on peut faire revivre des objets qui ont marqué notre enfance et se remémorer des moments qu’on avait cru oubliés. C’est aussi ça la magie du DIY: faire revivre dans un autre lieu, dans une autre époque et parfois même avec une autre fonction, des objets du quotidien.

Avant:

 

Après:



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